Avec les 10 mots… – texte d’apprenant

A l’occasion de la Semaine de la langue française et de la Francophonie, une liste de dix mots est donnée chaque année. Les amoureux de la langue française peuvent alors s’en emparer pour créer poèmes, histoires, jeux…

10mots2016_definitions

 

Création de A.:

Vendredi 8 janvier 2016

C’est une nuit sombre et orageuse, et je suis dans ma chambre, me préparant pour me coucher. Je me suis brossé les dents, mis en pyjama, et maintenant j’écris dans mon journal.

Je pense que je deviens fou. Il y a une heure, j’ai regardé dehors et dans la lumerotte j’ai vu quelqu’un. Il était habillé en noir, et il me regardait par-dessous son chapeau. Mais quand j’ai fermé les yeux et regardé encore, je n’ai vu que la pluie.

Je n’y ai pas pensé jusqu’à ce que j’aie entendu des coups à la porte. Je lisais un livre dans mon fauteuil dans ma chambre. Mes parents mangent au restaurant ce soir, alors je suis seul. Avec beaucoup de courage ou beaucoup d’ idiotie, je me suis levé de mon fauteuil et j’ai descendu l’escalier. Il drachait vraiment, la pluie était comme des petits cailloux sur le toit de la maison.

J’ai regardé par la fenêtre pour voir qui était là. Et c’est à ce moment que je l’ai vu. L’homme en noir. Il portait un chapeau mou sur la tète, avec un trench-coat noir et un pantalon noir. Il faisait au moins 2 mètres, et il était mince comme un fil.

Terrorisé, j’ai fait un petit bruit. Il s’est retourné me regarder, et j’ai fermé les rideaux. J’ai courru dans ma chambre et me suis recroquevillé dans le fauteuil pendant un peu de temps, respirant vite. Et c’est après ça que je me suis brossé les dents, mis en pyjamas, et que j’ écris maintenant dans mon journal. J’espère que je n’aurai pas de cauchemars ce soir. À demain, cruel monde effrayant!

Mercredi 13 janvier 2016

Les quelques jours passés depuis que j’ai écrit ont été normaux. Mais aujourd’hui, l’homme est revenu. Récemment, il a neigé un demi-mètre ici. La poudrerie nous entoure.

De nouveau, je me sens comme un fada. Ma mère est à son travail, et mon père est sorti avec des amis. Il n’y a pas d’électricité à cause de la neige. Il était dix-neuf heures vingt-cinq et j’étais assis, écrivant. Je me suis levé pour me verser un verre d’eau et j’ai vu l’homme en noir, dans la maison de l’autre coté de la rue. Et encore une fois, il était impossible à identifier.

Cette fois, je voyais quelque chose dans sa main, mais je ne pouvais pas l’identifier. L’etrange sensation de la terreur m’a envahi. J’ai oublié l’eau et j’ai couru à au salon où j’ai téléphoné à ma mère. Elle m’a dit qu’elle rentrait à 22 heures. Oh non, j’ai pensé.

C’est à ce moment-là que j’ai entendu un petit bruit à l’étage au-dessus, dans ma chambre. L’homme. Comment est-ce qu’il était entré? J’avais besoin d’une arme. Quelque chose pour me défendre. Maintenant, j’entendais des bruits de pas, descendants vers moi. Vite, bouge-toi!

On a une tronçonneuse dans le garage, mais il y a beaucoup de couteaux dans la cuisine. La tronçonneuse aurait fait trop de bruit. Alors, j’ai pris un couteau de la cuisine, un grand hachoir à viande, et j’ai attendu, accroupi derriere la table.

Les pas venaient plus proches maintenant, et le son de la respiration devenait bruyant. Ils se sont arrètés pendant une minute; evidemment il me cherchait. Je ne pouvais pas respirer, mon coeur battait si fort. Finalement, il est parti par la porte. C’est un miracle. Je ne suis pas mort!

Jeudi 21 janvier 2016

Cette fois, je ne suis pas seul à la maison. J’ai marché jusqu’au dépanneur qui est situé au coin de la rue. Il ne me restait plus de chocolat, vous savez, et il est essentiel à la vie. Je faisais la queue quand je me suis senti mal à l’aise. Je me suis retourné prudemment, sentant quelque chose derrière moi.

À la porte était le gars. Il avait une tache sur son manteau, quelque chose de sombre et collant. Il tapait sinistrement sur la vitre avec ses doigts longs et minces.

La personne avant moi a fini à ce moment. J’ai vite avancé au comptoir avec mon chocolat. La personne est sortie par la porte sans problème. Mais, une minute ! L’homme était parti. Comme ça, en une seconde. J’étais en partie déçu et en partie ravi. Un coté de moi voulait voir s’il me dirait quelque chose.

Alors, je suis encore fou. Mais au moins cette fois, je n’étais pas fou tout seul.

Mardi 2 février 2016

Je suis chez ma grand-mère, qui est sournoise, aujourd’hui, avec mon grand-père champagneux. Il est une heure. Mes parents et grand-parents ronflent dans la chambre adjacente. Mais il est là. J’en suis sûr. Mes parents m’ont amené ici pour me tuer, je connais leurs plans. Tout le monde est contre moi ces derniers jours.

Les ombres dans les coins me regardent. Ils me chuchotent la verité, mon seul réconfort dans le monde. Ils m’ont dit de ne pas écrire dans le journal, mais je dois le faire. Une voix bizarre dans ma tête me dit de leur désobéir, d’écrire dans ce livre infernal. Ils vont être très en colère quand ils me verront…

Mais l’homme. Il m’appelle pour que je le rejoigne. Toutes les nuits, j’entends sa voix cassée, le son comme un sac en papier en train d’être gonflé et dégonflé, ou le vent dans les feuilles en automne. Je ne pourrai pas l’ignorer pendant beaucoup plus longtemps.

Samedi 13 février 2016

Je le sens. Cette nuit est la nuit. La nuit où je le ferai. Il m’appelle tout le temps, je ne peux plus m’endormir. Ses doigts-griffes grattent la fenêtre de ma chambre, il me suit partout. Alors je dois l’arrêter. Je ne vivrai pas un autre jour.

Maman et papa, si vous lisez ça, sachez que je connaissais vos plans. C’est votre faute si je fais ça. Si mes amis lisent ça, vous m’avez donné zéro réconfort dans ma vie de terreur. Je ferai ce que je ferai parce que personne n’était là pour moi dans ces temps terribles. Au revoir!

Le matin du dimanche 14 février, le cadavre d’un jeune garçon de 13 ans a été trouvé. Un énorme trou dans sa poitrine et le fait qu’il n’avait pas de coeur suggère que son assassin n’était pas humain ou bien un humain avec une puissance inimaginable. Mais ses parents ont rapporté avoir aperçu leur fils habillé tout en noir, les suivant partout.

(version corrigée)

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